CFUW Dr. Margaret McWilliams Pre-Doctoral Fellowship
CFUW Dr. MARGARET MCWILLIAMS PRE-DOCTORAL FELLOWSHIP 2025-2026
Value: $11,000
This fellowship, established in 1952, honours Margaret McWilliams, first CFUW President (1919-1923), who dedicated her life to furthering the status of women through improved access to higher education and the active involvement of women in public life. It is awarded to a woman who has completed at least one calendar year in a full-time doctoral program and is enrolled in full-time studies in Canada or abroad at the time of application.
2025-2026 Winner: Laurence Dufour-Villeneuve
LAURENCE DUFOUR-VILLENEUVE
School: Université de Montréal
Mon cheminement universitaire prend racine dans les études féministes, et c’est cette perspective qui oriente encore aujourd’hui l’ensemble de mes travaux.
Après un parcours interdisciplinaire en humanités et une maîtrise en philosophie, je poursuis actuellement un doctorat à l’Université de Montréal. Ma thèse porte sur l’endométriose — une maladie chronique qui touche environ 10 % des femmes et des personnes menstruées, et qui reste historiquement sous-diagnostiquée et mal comprise. Mon point de départ est à la fois philosophique et politique : la médecine contemporaine appréhende difficilement cette maladie dans toute sa complexité, et les expériences vécues des personnes atteintes y sont trop souvent ignorées ou minimisées. Je m’intéresse globalement aux enjeux de connaissance relatifs à la santé des femmes, et à la manière dont la philosophie peut et doit intervenir sur ces questions — non seulement sur le plan éthique, mais aussi sur le plan proprement scientifique. Ce travail, à la croisée de la philosophie des sciences et des humanités biomédicales féministes, poursuit un double objectif. Il s’agit d’abord de contribuer à une meilleure justice épistémique pour les personnes malades dont la souffrance a longtemps été invisibilisée. Il s’agit ensuite, dans une perspective résolument pro-science, d’interroger certains présupposés qui fragilisent de l’intérieur les projets scientifiques eux-mêmes. C’est précisément un regard politique — féministe, en l’occurrence — qui permet de mettre en lumière ces lacunes et d’identifier des alternatives, là où une approche strictement interne à la science ne le pourrait pas.